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Souvenirs de
 
Bienvenue à Champigny-en-Beauce
 

Par un de ces hasards qui font l'existence, je me suis retrouvé à la fin du XXe siècle à la tête d'une petite collection de cartes postales anciennes de Champigny-en-Beauce, petite bourgade du Loir-et-Cher. Retrouvées fortuitement après 3 déménagements, et plutôt que les laisser au fond d'un tiroir - je vous en propose quelques unes ici (complétées par d'autres trouvées sur le Net) pour servir à l'histoire du lieu. À noter, et bien que Champigny-en-Beauce ne soit pas desservi par le rail, les maisons du village peuvent servir de modèle sur un réseau de type "Centre France" (style PO/PLM), en particulier la très originale Cité Agricole, groupe de 25 maisons construites de 1876 à 1896 par François-Philibert Dessaignes, notaire et maire du lieu, dans l'esprit des cités industrielles du Nord de la France. — Frédéric

La Mairie
 
 
 
 
 
 

L'Église Saint Félix
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le château de La Fontaine
 
 
 
 
 
 
2009 : même si l'on peut déplorer la disparition d'un arbre et l'apparition d'une signalétique routière quelque peu envahissante (mais bien utile au Parisien perdu dans le Loir-et-Cher), rien ne semble avoir changé sur les terres de Philibert Dessaignes :
 
 
 
La ferme de la Fontaine :
 
 

La Cité agricole
Vue aérienne contemporaine :
 
 
 
 
2009 : La Poste est toujours présente rue de la Cité :
 
Inspirée par les cités ouvrières du nord de la France, médaille d’or à l’Exposition Universelle de 1889, la Cité Agricole de Champigny en Beauce - conçue et financée par François-Philibert Dessaignes - restera unique en son genre. Émile Cacheux, ingénieur des Arts & Manufactures, nous en donne la description suivante (Etat des Habitations Ouvrières, Paris, 1891) :

« M. Dessaignes, ancien député, maire de Champigny [en Beauce], a construit une cité pour loger convenablement les ouvriers qu’il emploie dans une ferme modèle. Il espère que son exemple sera suivi et que la population de nos campagnes trouvant dans les exploitations agricoles les mêmes avantages que dans les manufactures, le mouvement d’émigration qui pousse les paysans vers les centres industriels s’arrêtera. Comparées aux habitations des communes voisines, composées uniquement d’une seule chambre ou père, mère et enfants de tous âges et de tous sexes sont accumulés, où l’aération est insuffisante, où les eaux ménagères, les fumiers et les purins infestent le sol sur lequel repose l’habitation, les maisons de M. Dessaignes sont des véritables modèles. Chacune d’elles se compose d’une chambre à coucher et d’une cuisine. Un escalier permet de monter facilement à un grenier spacieux ; une petite cave voûtée existe sous la maison. Les dépendances sont : une écurie, une étable, une petite grange, un toit à porcs, un poulailler et un jardin.

Les habitants ont la jouissance d’une pompe et d’un four ainsi que de privés bien disposés.

La cité se compose de trente-quatre maisons, dont l’une est destinée à un médecin, une deuxième à un vétérinaire, une troisième à une boulangerie et une quatrième à un bureau de postes et télégraphes. Pour décider l’Etat à établir un bureau de poste à Champigny [en Beauce], M. Dessaignes lui a concédé la jouissance gratuite, pendant dix-huit ans, de la maison qu’il a agencée spécialement pour ce service. Les maisons de la cité sont desservies par deux rues qui ont respectivement huit mètres et dix mètres de largeur. Une place plantée d’arbres se trouve au milieu de la cité, elle a une superficie de vingt-mètres de large sur soixante-treize mètres de long.

Le niveau de l’eau, fournie par les puits, est à une distance de deux mètres du sol.

Chaque maison revient en moyenne à 5000 francs ; elle est louée à raison de 100 francs, ce qui représente un revenu brut de 2 % du capital engagé.

M. Dessaignes a consacré un capital de plus de 200 000 francs à son œuvre, qui comprend, outre les maisons pour agriculteurs valides, une maison de retraite pour les vieux ouvriers agricoles, une salle d’asile et diverses autres institutions. »


 
 
 
En découvrant il y a une vingtaine d'années ces cartes postales de la Cité Agricole, un détail avait retenu mon attention : les portes logées dans les angles des maisons, comme c'est le cas pour le bureau de poste de la Cité. Pourquoi cette disposition ? Éviter de perdre de la place en utilisant un angle mort ? Dégagement pour permettre à des carrioles chargées de prendre le virage plus aisément ? Une quelconque réglementation obsolète ? J'ai longtemps pensé qu'il s'agissait d'une spécificité campiniocoise...
   

...jusqu'au jour où j'ai trouvé une disposition similaire dans une autre ville du Centre de la France  que je connais très bien pour y avoir mes racines : Clamecy. Le restaurant La Porte Dorée, avenue de la gare (en face du Buffet récemment détruit), avait une disposition analogue :
 

 

Un(e) visiteu(r/se) de ce site pourrait-il m'en dire plus sur le pourquoi de ces mystérieuses portes en coin répandues dans le Centre-France ?

Le Bourg
 
 
 
 
 
 

Les écoles
 
 
 
 
 
 

Le Sanatorium
(Pavillon Madeleine Dessaignes)
 
 
 
 
 
 
 

L'Asile des deux frères
 
 
 
 

Vues générales
 
 
 
 

Militaria
 
 
Eté 1905  le 113e de ligne est en manœuvre à Champigny-en-Beauce, ce qui ne manque pas de créer une certaine animation dans le village, comme en témoignent plusieurs cartes postales.
Le 113e régiment d'infanterie de ligne est un régiment Beauceron, au recrutement local. Il est cantonné à la caserne Maurice de Saxe à Blois (avec un détachement à Romorantin) :
Devenu le 313e de ligne à la mobilisation, ce régiment paiera un lourd tribut à la Première Guerre Mondiale, notamment en 1916 sur le front de l'Argonne et au Chemin des Dames. Comme partout en France : le monument aux morts de Champigny-en-Beauce en porte le souvenir.
 
 
 

Always more to come...
 

Bienvenue à Champigny-en-Beauce
 


Liens campiniocois :
Le site de la Mairie de Champigny en Beauce.
Le site de l'école de Champigny en Beauce.
 
La météo à Champigny-en-Beauce :



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Created November 9th, 2008.
Revised July 18th, 2009.
Text copyright ©2008-2009 and modern photographs ©2009 par Frédéric Delaitre.